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Au milieu du XIXème siècle, la Meuse et l'Ourthe comporte de nombreux bras qui traversent la cité ; la navigation y est difficile, et les inondations constituent une menace permanente. De 1853 à 1863, on entreprend d'importants travaux pour rectifier le tracé de ces cours d'eau et créer la Dérivation.
On profite de la rectification du cours de la Meuse pour réaliser, au sud de Liège, un bassin dit du Commerce : un port urbain de 40000 m² situé entre les Guillemins et le boulevard Piercot, parallèle au fleuve auquel il est relié par deux chenaux avec écluses.
Ce bassin s'avère très vite mal adapté aux besoins des bateliers, et l'île qui se trouve entre lui et la Meuse reste à l'abandon. À la fin des années 1870, Hubert Guillaume Blonden, directeur des travaux à la ville de Liège, décide d'établir à cet endroit un parc et un nouveau quartier résidentiel.
L'étang du parc d'Avroy est donc une survivance du bassin du Commerce.
Le parc d'Avroy, en 1867, est agrémenté d'une statue équestre de Charlemagne (oeuvre du sculpteur liégeois Louis Jehotte).
Dès 1880, un lieu de réjouissance comprenant un café et une salle de billard est installé au centre du parc. Il s'agit d'un bâtiment de style mauresque, flanqué de deux coupoles en cuivre, qui prend le nom de « Trink-Hall ». C'est là, après 1885, qu'auront lieu des séances de cinématographe.
L'édifice actuel n'a rien de comparable avec son ancêtre, ni dans son architecture, ni dans sa destination. Depuis 1992, il abrite le musée d'art différencié du Creahm (CREAtivité Handicap Mental), association qui œuvre à developper les talents artistiques des personnes handicapées mentales.
À la fin du XIXème siècle et début du XXème, une fanfare joue, tous les soirs, des airs classiques ou militaires sur le kiosque d'Avroy, pour le plus grand plaisir des mélomanes qui paient 10 centimes la chaise.
© Source : Claude Warzée